Notre histoire
Il était une fois sur la Côte d’Azur…. Ainsi pourrait-on commencer à raconter l’histoire du NEGRESCO !
Un très beau conte de fée devenu réalité grâce à la détermination, au courage et à la volonté d’excellence de femmes et d’hommes qui ont bâti, développé et chéri ce lieu désormais mythique.
En 1893, le jeune roumain Henri NEGRESCU (1868-1920), fils d’aubergiste et violoniste tzigane arrive à MONTE-CARLO.
Débutant dans la restauration, il gravit rapidement tous les échelons de la hiérarchie pour devenir directeur du restaurant du HELDER.
Ses qualités professionnelles attirent autour de lui une clientèle brillante et fidèle.
Les directions du restaurant du Casino Municipal de Nice et du restaurant du Casino d’Enghien-les-Bains qu’il reçoit en 1905 vont jouer un rôle capital.
Le Casino Municipal de Nice va lui permettre de rencontrer l’architecte français d’origine néerlandaise Edouard NIERMANS (1859-1928), « architecte de la Cafe Society », bien connu pour ses nombreuses réalisations alors qu’il fera connaissance au Restaurant d’Enghien-les-Bains, en 1909, d’Alexandre DARRACQ (1855-1931), futur financier du projet. Henry NEGRESCO, naturalisé français sous ce nom, peut enfin confier ses projets à NIERMANS.
Rien ne fut épargné pour marquer l’histoire de la Côte d’Azur. Ainsi l’architecte choisit Gustave Eiffel(1832-1923) pour construire l’armature d’une des plus belles verrières d’Europe qui est aujourd’hui la fierté du Salon Royal de ce Palace.
Le 8 janvier 1913 le NEGRESCO ouvre ses portes. Le blanc étincelant de sa façade et son dôme rose ne cessent depuis de veiller sur la Baie des Anges.
L’Hôtel attire dès lors une clientèle internationale brillante, souverains de l’ancien et du nouveau monde : les VANDERBILT, les SINGER, la Reine Amélie de PORTUGAL, le Comte de Paris, les Grands-Ducs Wladimir et Dimitri...
En une seule année le NEGRESCO gagne son surnom : « le plus somptueux des palaces ». La première saison est un succès colossal. 800 000 francs-or de bénéfice !
La guerre de 14-18 survient et Henry NEGRESCO, récemment promu chevalier de la Légion d’Honneur décide d’offrir à la Nation son hôtel comme hôpital temporaire et va même jusqu’à payer de ses deniers l’entretien de 100 lits. Ceci lui vaudra d’être mobilisé sur place et de continuer à veiller sur le bâtiment.
A la fin de la guerre Henry NEGRESCO est ruiné et meurt à Paris en 1920. Le NEGRESCO est racheté par une société belge et entre en léthargie. Il sombre peu à peu dans l’oubli même s’il reste une adresse de choix pour hivernants élégants.
En 1957, une tragédie familiale oblige Monsieur MESNAGE et sa fille Jeanne, future épouse de Maître Paul AUGIER à racheter le NEGRESCO qui va renaître de ses cendres.
La passion développée par Jeanne AUGIER pour sa Maison va lui faire retrouver la première place. Son concept majeur : présenter l’ensemble des grandes heures de l’Art Français - grâce à une exceptionnelle collection d’œuvres d’Art - à ses clients pour faire de l’Hôtel une vivante ambassade de la France.
Malgré le décès de Maître AUGIER en 1995, Jeanne AUGIER a continué d’enrichir la collection qu’elle a créée, accroissant ainsi le prestige de celle-ci et attirant une clientèle prestigieuse et fidèle : Elton JOHN, Montserrat CABALLE...
Le 1er juillet 2010, la longue histoire du NEGRESCO prend un nouveau tournant dans le respect de son patrimoine immatériel et matériel et de ses valeurs : la satisfaction de ses hôtes et l’innovation afin de leur offrir le meilleur.
